1. Accompagner l’enfant et le parent dans la séparation et l’aider à vivre l’absence parentale 

La séparation est un passage délicat pour l’enfant et pour le parent. Elle est pourtant inévitable et nécessaire.  

Parce que le très jeune enfant n’est pas en mesure de comprendre, de raisonner sur ce qui se passe, la séparation peut être source d’angoisse et être vécue comme une expérience douloureuse qui pourra peser dans sa capacité à s’intégrer dans la crèche, à nouer des relations nouvelles et au final à s’autonomiser (« Grandir, c’est se séparer » – Winnicott). L’enjeu d’une séparation réussie pour l’enfant c’est donc de développer un sentiment de sécurité suffisamment fort qui l’aidera à vivre l’absence parentale et plus généralement à surmonter les épreuves de la vie.  

Pour le parent (en général, la mère ou le substitut maternel), la séparation, souvent liée à la reprise du travail,  génère aussi de l’angoisse et de la culpabilité que l’enfant peut percevoir et le rendre inquiet. L’enjeu d’une séparation réussie au niveau du parent c’est lui permettre d’être serein dans cette démarche pour aider son enfant à se séparer, à explorer librement un nouvel espace et s’investir avec les personnes qui s’occuperont de lui. 

Pour aider le parent et l’enfant à vivre au mieux cette étape, l’équipe s’engage à leur offrir un environnement sécurisant, un accueil personnalisé et adapté à leurs besoins, à développer un rapport de confiance par une écoute bienveillante, de la transparence et des échanges de qualité et à mettre en place les outils nécessaires à leur intégration dans la structure.

Dans cette perspective, une visite guidée de la structure est organisée en septembre pour l’ensemble des familles ; les parents adhérents et les professionnelles accueillent les nouvelles familles et explicitent le fonctionnement de la structure, l’organisation sur le terrain et les projets. Cette 1ère rencontre collective sur le terrain créée de la proximité entre les familles elles même et entre les familles et les professionnels et suscitent des échanges constructifs.

Une période d’adaptation est aussi proposée. Elle permet aux parents et à l’enfant de se familiariser avec les lieux et les personnes, de tisser les 1ers liens. Pour le parent, c’est l’occasion de poser des questions, de transmettre ses attentes, d’exprimer ses angoisses, de les mettre en mots pour s’en libérer. L’enfant de son côté investit les lieux à son rythme guidé par le professionnel dans la découverte de ce nouvel espace. L’adaptation est progressive sur une ou 2 semaine(s), plus si besoin.

Le 1er jour, l’enfant et son/ses parent(s) sont accueillis ensemble pendant une heure environ. C’est le temps de la découverte des lieux et des échanges avec un ou 2 professionnel(s) référent(s) (l’EJE ou l’auxiliaire de puériculture). Le professionnel observe alors l’enfant et adapte la durée et les modalités de cet accueil en fonction de ses besoins et en concertation avec les parents. S’il juge qu’il est  capable de se séparer, l’enfant est invité à rester 1 h ou 2 à la crèche sans son parent. Les jours suivants, son temps d’accueil est  progressivement  augmenté en  intégrant chaque étape de la vie quotidienne à la crèche (la collation, l’activité, le repas, la  sieste) de sorte qu’il parvienne à vivre une journée complète. A la fin de sa période d’adaptation, le tout petit aura intériorisé le déroulement d’une journée et des repères pour bien vivre la crèche et s’y épanouir.

L'adaptation peut se faire de manière plus rapide en situation d’urgence.

 

2. Considérer l’enfant dans sa singularité

L’équipe a conscience que chaque enfant est unique (et que cette reconnaissance est indispensable à sa construction identitaire et au développement de l’estime de soi).

Dans cette perspective, elle veille à l’accueillir et à l’accompagner au quotidien dans le respect de sa personnalité, de ses traits de caractère, de son propre rythme d’acquisitions, sans jamais faire de comparaison ou parler de norme… 

Accueillir un enfant, c’est aussi accueillir sa famille, son histoire, et tous les éléments qui participent à la construction de son identité. C’est aussi accompagner l’enfant dans tous les évènements qui jalonnent sa vie, dans la limite de nos fonctions. Cela implique un dialogue constant avec les familles basé sur une relation de confiance.  

Au quotidien, nous prenons soin d’accueillir chaque famille avec la même attention bienveillante, dans le respect de ses différences et des pratiques familiales dans la mesure où celles-ci ne s’opposent pas aux orientations éducatives définies collectivement et ne remet pas en cause la prise en charge du groupe. Si ce n’est pas possible, il nous faut alors tenter avec la famille de trouver la solution la plus satisfaisante pour l’enfant.  

Cette prise en charge personnalisée basée sur une relation de qualité va permettre à l’enfant de se sentir bien dans sa tête et dans son corps et de ce fait sera tout à fait prêt, à s’ouvrir à de nouvelles découvertes... 

La structure s’adapte aux besoins de l’enfant et laisse une place à son univers personnel. Dans cette idée, le doudou, objet transitionnel qui permet à l’enfant de mieux supporter l’absence parentale, est à sa libre disposition. Très progressivement, au fil de son intégration dans la structure et en fonction de ses capacités, de ses besoins et des demandes parentales, nous l’invitons à le déposer dans son casier personnel lors des activités et du repas.  

L’absence d’objet transitionnel chez certaines familles sera respectée. Il pourra être proposé aux enfants d’amener à la crèche des jouets et objets personnels (adaptés à la collectivité et sans danger). Les parents pourront également constituer un album photos avec les différents membres de la famille (y compris l’animal de compagnie de celle-ci.). De cette manière, l’enfant apporte dans la structure un petit peu de son univers familial qu’il est fier de présenter aux autres et qui le rassure. En situation d’accueil d’urgence ou l’intégration progressive n’est pas toujours possible, l’équipe veille encore davantage à s’appuyer sur ces supports personnels. 

Accueillir un enfant dans sa singularité, c’est également prendre en compte ses besoins médicaux, en établissant un Projet d’Accueil Individualisé lorsque son état de santé l’exige (en situation de handicap, de maladie chronique, d’allergie). Un protocole de soin est alors établi par le médecin référent de la structure en accord avec les familles et est transmis à l’équipe pour adapter la prise en charge de l’enfant au sein de la structure (régime alimentaire ou  procédure d’urgence en situation).

 

3. Accompagner l’enfant dans ses découvertes et ses apprentissages

L’importance des repères 

L’enfant est un être en devenir qui va progressivement passer de l’état de dépendance physique et affective à l’autonomie.

La maturité neurologique, la bienveillance de l’environnent humain et la richesse des expériences participent à ce processus. A la crèche, nous nous engageons à accompagner l’enfant dans toutes les étapes de son développement en lui apportant le substrat nécessaire pour bien grandir. Au préalable, cela passe naturellement  par une réponse à ses besoins physiologiques (besoin de nourriture, de repos, de confort physique) puis par une réponse à ses besoins affectifs avec notamment la mise en place de repères qui le sécurisent. 

L’enjeu est important car de cette sécurité dépendra la confiance en soi, sa capacité à s’ouvrir aux autres et à s’essayer à de nouvelles expériences nécessaires à ses apprentissages et acquisitions. 

Les repères à la crèche  sont de trois ordres: 

→  Matériels:

Le multi accueil situé dans le pole enfance est délimité par une porte sécurisée (code d’accès)

En entrant, un grand couloir qui fait office de salle de motricité en journée et dont une partie est réservée pour la prise des repas, dessert :

- une cuisine fermée équipée

- 2 unités de vie propices aux jeux et aux activités des enfants.

Chacune des unités est équipée d’un bloc sanitaire fermé par un portillon, ce qui permet d’assurer une visibilité de l’intérieur et de l’extérieur. Ce dernier est équipé d’un plan de changes, d’une petite baignoire, de toilettes et de casiers nominatifs permettant de ranger les affaires personnelles de l’enfant (serviettes, vêtements ou change). Ces casiers sont reconnaissables par l’enfant grâce à une photo ou une image/un logo. Dans le coin des toilettes, de petites séparations assurent le respect de l’intimité des enfants. Une fontaine circulaire permet le lavage des mains des tout-petits (et peut être exploitée à l’occasion de jeux d’eau).

Les deux unités communiquent entre elles par un couloir donnant directement accès à 3 dortoirs conçus pour accueillir des enfants selon leur âge et leurs besoins: les moins de 1 an, les 12-24 mois et les plus de 2 ans. Les lits s’adaptent aux besoins de chacun : lits à barreaux pour les plus jeunes et lits à même le sol pour permettre l’autonomie des plus grands et assurer leur sécurité (pas de chute ou accident possible). Un quatrième dortoir permettant d’accueillir 2 enfants est attenant à l’une des 2 unités.

Dans chaque unité, chaque espace se charge de signification (coin repos/lecture, espace de manipulation, espace de construction, espace poupées/jeux d’imitation). Les jouets sont rangés à leur place. Pour que les enfants soient acteurs et qu’ils puissent agir en toute autonomie, certains jouets ou jeux sont mis à disposition sur des ilots déplaçables (sur roulettes) ou sur des meubles fixes d’activités. D’autres sont rangés et sont proposés régulièrement par alternance (selon les circonstances, la composition du groupe, les tranches d’âges). Pour identifier Les jouets rapidement, la photo du jouet est collée sur les boites de rangement. Un espace réservé aux bébés (0-12 mois) est installé dans l’unité 1 (unité d’accueil et de regroupement) matérialisé par un tapis et par des petites barrières. Cet espace reste malgré tout semi ouvert pour favoriser les déplacements et les échanges.

La cuisine est aménagée de sorte que la préparation des biberons et des repas soit possible conformément aux règles sanitaires et d’hygiène (équipement : réfrigérateur, plaque de cuisson, lave-vaisselle, évier, divers rangements). Pour des questions de sécurité, cet espace est interdit aux enfants.

L’enfant peut ainsi se situer, se mouvoir sans appréhension et agir sur cet environnement qu’il connaît bien.

 → Temporels:

Les journées à la crèche se déroulent peu ou prou de la même manière au quotidien ; elles suivent un certain rythme et s’organisent autour de rituels : par exemple, dire au revoir à son parent à la porte ou à travers des baies vitrées du couloir chaque matin, lavage des mains et chants avant chaque repas…). L’enfant peut ainsi se situer dans le temps et  prévoir le déroulement de la journée. Il n’est pas angoissé par trop de nouveauté.   

→ Humains:

L’enfant s’épanouit à la crèche grâce à la sécurité affective des personnes qui l’accueillent au quotidien et l’aident à se construire. Il a aussi besoin de continuité dans sa prise en charge et ce quels que soient les membres de l’équipe présents.

L’équipe éducative de Menthalo, composée de 7 professionnels en CDI, est stable. Le personnel harmonise ses actions en référence au projet éducatif et autour de valeurs communes (dont le respect de la personne). Il veille ainsi à garantir une cohérence éducative indispensable à la prise en charge de l’enfant à tous les moments de la journée. 

L’importance du jeu 

La crèche est un terrain de jeux et d’explorations pour l’enfant. Il va y vivre des expériences différentes et complémentaires de celles qu’il peut vivre au sein de sa famille, expériences auprès de ses pairs (différents de la fratrie), expériences auprès d’autres adultes, dans un espace conçu pour lui favorisant des découvertes.

Nos  propositions éducatives sont riches et variées afin de solliciter toutes ses facultés (motrices, sensorielles et cognitives) et son expression. Elles s’inscrivent dans toutes nos actions à destination des enfants au quotidien (soin, change, aide aux repas, accompagnement à la sieste…) mais se formalisent aussi par la mise en place d’ateliers d’éveil ludiques. Le but de ces ateliers ne vise pas une « production » mais la satisfaction du seul plaisir de l’enfantà travers l’exploration et l’expérimentation et l’échange avec l’adulte ou les pairs. 

Pour les bébés: Au cours de sa 1ère année, avec le développement du système nerveux et sa croissance physique, le bébé va acquérir de nombreuses compétences : attraper un jouet, s’agripper, se retourner, ramper, se tenir assis…. Cela se fait naturellement sans apprentissage de la part de l’adulte. Avant 6 mois, nous ne lui proposons pas d’activité qu’il serait bien incapable d’appréhender et qui affecterait son système nerveux encore immature (Il absorbe déjà bien malgré lui bon nombre de stimulations de son environnement qui peuvent le conduire la fatigue ou au contraire à l’excitation).

Le professionnel veille donc prioritairement à le sécuriser (physiquement et affectivement) et répondre à ses besoins physiologiques (manger/boire, dormir, être materné et être propre). Après 6/8 mois, nous lui proposons de vivre des expériences sensorielles courtes : temps d’écoute musicale ou toucher quelques matériaux comme les graines, le riz, le sable, l’eau. Ces expériences se multiplieront au fils du temps.

Entre un et deux ans, les activités motrices et de manipulation, occupent une grande partie de la journée. Plus l’enfant grandit (en âge et en aptitudes), plus nous varions et enrichissons, les propositions éducatives avec une alternance d’activités à l’intérieur et d’activités à l’extérieur en toute saison (sorties dans le jardinet ou dans la cour, dans le quartier, dans le métro, à des spectacles…).

“Le jeu est le travail de l’enfant et le plaisir est le moteur du jeu”  Jean Epstein 

Dans cette logique, le désir et la participation de l’enfant seront toujours recherchés notamment 

lors des activités d’éveil mais aussi lors des processus d’apprentissages (ex: nous n’imposons jamais le pot à un enfant qui n’en manifeste pas l’envie).  

L’équipe accorde une place toute particulière aux jeux libres car elle considère que c’est l’occasion pour l’enfant de développer son imaginaire et tout naturellement des habiletés motrices, cognitives et sociales. En effet, par l’activité spontanée (c'est-à-dire en choisissant son jeu et sa manière de jouer sans ingérence de l’adulte), l'enfant fait des découvertes, expérimente, apprend le fonctionnement des objets, développe ou affine sa motricité et exprime des émotions dans des scénarios imaginaires. 

A travers ses interactions naturelles avec ses pairs, il apprend à se connaître et à se situer dans le groupe. Pour ne pas interférer dans ces échanges et dans ces moments d’exploration libre, le professionnel se place en retrait et observe ce qui se joue. Sa présence est rassurante mais non envahissante.  

A la crèche, 3 espaces sont dédiés aux jeux libres :

Chaque unité offre des espaces de jeux distincts :

- Des espaces de repos ou de lecture sont facilement identifiables ; l’espace est cosy et est aménagé avec de gros poufs, des coussins colorés ou avec une banquette et un biblio-coffre 

- Dans chaque salle, un certain nombre de jouets d’imitation sont mis à la disposition des enfants sans distinction sexuée : des poupées, de la dînette, une cuisinière, une marchande, du matériel de docteur et des outils de bricolage qui leur permettent de jouer à faire semblant, d’imiter et de s’exprimer, de décharger des tensions affective (par exemple, rejouer une scène avec une poupée pour évacuer un sentiment de colère ou de tristesse). 

- Les unités qui disposent de tables et de chaises sont aussi propice aux jeux de construction (primo-lego, lego, cubes en bois…), aux encastrements et puzzles, aux abaques et différents jouets à lacer. Pour diversifier les propositions ludiques et proposer un large assortiment de jouets aux enfants, la crèche emprunte du matériel à la ludothèque située au sein même de la maison de l’enfance. 

- Le jardinet, la cour et les salles de motricité (celle de la crèche et celle du pôle, prêtée ponctuellement / par roulement aux différentes structures) sont aussi des lieux propices aux interactions et jeux spontanés. Jouer dehors ou dans un espace suffisamment grand, favorise les activités motrices. En courant, en faisant du vélo, en jouant au ballon… L’enfant peut évacuer ses tensions physiques et se défouler. Au quotidien, nous veillons à sortir même lorsqu’il fait froid et dans ce cas-là, nous réduisons le temps passé à l’extérieur de la Crèche.

Pour vivre ses expériences communautaires dans le cadre du jeu libre et autonome, l’enfant a besoin d’évoluer dans un cadre stable et structurant. En effet, il est dans un stade dit de «toute puissance», très centré sur lui-même et ayant peu d’égard pour les autres. Ce qui génère des conflits. Notre rôle à la crèche est de l’aider à dépasser ses frustrations et l’amener à s’ouvrir aux autres, en intégrant progressivement des codes de vie et des limites verbalisées. Au quotidien, pour limiter les conflits et le niveau sonore sources de stress et d’agressivité, les enfants sont divisés en petits groupes ce qui favorise aussi les relations sociales positives comme l’entraide, la complicité… 

 

4. Accompagner la parentalité

L’équipe est consciente qu’il n’est pas facile d’être/de devenir parent. Beaucoup de questions se posent alors, les certitudes sont bousculées, les angoisses  surgissent….

A Menthalo, nous proposons au parent de l’accompagner dans ses questionnements, ses doutes, ses craintes par une écoute attentive de ses besoins, de ses désirs et de ses difficultés éventuelles. Nous l’amenons à prendre conscience de ses propres ressources pour trouver des solutions adaptées dans l’intérêt de l’enfant car c’est lui le premier éducateur. Le temps d’accueil du matin et des retrouvailles le soir est propice aux échanges entre parents et professionnels.

Bien que le temps des transmissions ait lieu dans la salle de vie qui n’offre pas d’espace d’intimité, nous veillons à garantir un seuil de discrétion lorsqu’il s’agit d’aborder des thématiques personnelles telles que les difficultés dans le couple, la séparation, la maladie…. Des entretiens individuels, à l’abri des regards, peuvent alors être organisés afin de recueillir les difficultés du parent de manière plus adéquate en toute discrétion (bureau). 

A la demande des familles ou lorsqu’elle l’estime nécessaire, l’équipe éducative peut organiser des réunions à thème et échanger autour de problématiques communes comme la période d’opposition, l’acquisition de la propreté, le sommeil, l’alimentation, les morsures… Chaque professionnel apporte alors ses compétences et connaissances spécifiques à sa formation et à son expérience pour répondre aux questionnements des familles. Ainsi, l’auxiliaire de puériculture sera plus sensibilisée aux problématiques liées aux pratiques d’hygiène et à l’alimentation des enfants, et l’EJE pourra intervenir plus spécifiquement sur des questions d’éveil, de prise en charge sur le plan éducatif. Quant au médecin référent de la de crèche, il assurera des actions d’éducation et de promotion de la santé. Pour répondre aux questionnements des familles, des ouvrages, des magazines, des publications sont également mis à disposition dans l’espace parents (système de prêt à organiser).

Accompagner la parentalité signifie parfois la soutenir en situation de difficulté majeure et/ou de dysfonctionnement. En situation d’impuissance, ou lorsque celle-ci dépasse les compétences des professionnelles, elles peuvent alors orienter le /les parent(s) vers d’autres personnes ressources (psychologue, médiateur familial, assistante sociale, associations…)

 

5. Favoriser le lien social

Pour les Enfants  

A la crèche, chaque enfant vit sa 1ère expérience de la collectivité. Tout en se découvrant lui-même, il découvre les autres, crée ses 1ères relations.

Les enfants grandissent, évoluent ensemble ….Mais il est important que l’enfant prenne conscience que l’univers ne s’arrête pas à celui de la Crèche ou de son milieu familial. Qu’il y a un, ou des « ailleurs », qu’il fait partie d’une Société dans lequel il évoluera plus tard. Nous veillons donc à élargir son champ de perception et son espace culturel en organisant des sorties : ferme pédagogique en partenariat avec 1000 pattes, écomusée de la Bintinais, festival Marmaille ou tout autre spectacle vivant à destination de la toute petite enfance, bibliothèque, commerces de proximité…. L’enfant prend ainsi petit à petit conscience du monde qui l’entoure, enrichit sa perception, organise ses connaissances. 

Pour les Parents 

La crèche est aussi un lieu ouvert aux familles. C’est un lieu d’échanges, de rencontres entre les familles elles-mêmes qui s’engagent dans l’association. 

D’une part, les temps d’échanges lors des réunions et dans les commissions permettent à chacun de s’exprimer quant au fonctionnement de la structure et de prendre part à son évolution. 

D’autre part, la participation des familles étant encouragée lors de sorties ou d’événements ponctuels, telle la fête de fin d’année,  les familles font connaissance, échangent… Des affinités se créent mais aussi des réseaux d’entraide de toutes sortes qui se perpétuent dans le temps.

 

6. Soutenir une dynamique d’équipe garantissant un accueil de qualité

L’équipe éducative est garante d’une éthique et du cadre professionnel (notamment respect du projet éducatif et règlement de fonctionnement).

Elle est constituée de professionnelles qualifiées  issues de formations différentes qui travaillent dans la complémentarité et  la polyvalence. Les compétences de chacun(e) sont mises au service du projet commun. L’association veille à  ce qu’elles soient régulièrement actualisées ou développées par le biais de la formation continue. Ces temps de formation sont aussi des temps utiles pour prendre du recul et maintenir la motivation de chacun(e). 

Pour favoriser le travail et la dynamique d’équipe, des réunions entre professionnels ont lieu chaque mois. Elles alternent parfois avec des temps d’analyse de pratique conduits par une tierce personne (psychologue ou psychanalyste). L’ensemble de ces réunions mensuelles permettent de partager des informations, de réfléchir aux pratiques et de projeter des actions. Ces espaces de paroles et d’échanges autour du projet de la structure et des actions participent à un travail collégial de qualité. Celui-ci permet à chaque professionnel d’analyser sa propre pratique professionnelle, de la faire évoluer positivement, de dépasser ses propres représentations afin d’exercer au plus juste son action éducative. 

Par ailleurs, l’équipe gestionnaire reste à l’écoute de ses salariés pour entendre leurs besoins et les soutenir. Elle leur donne les moyens de mettre en œuvre les projets et d’assurer leurs missions. Les entretiens annuels sont l’occasion d’échanges constructifs qui permettent de communiquer sur la place et le rôle de chaque salarié dans la structure, de repérer ses leviers de motivation, de faire un point sur ses perspectives d’évolution et ses besoins de formation.  

L’accompagnement du salarié est une constante qui permet à chacun de se sentir reconnu et valorisé au sein du collectif.